Qui sont les leaders dans la course au paiement mobile ?

Les moyens de paiement mobiles gagnent du terrain dans le monde entier. Les opérations de paiement font désormais partie d’une chaîne de valeur complexe. Outre les défis à relever, l’évolution du paiement mobile offre également une multitude de nouvelles approches commerciales, notamment pour le secteur bancaire. Le smartphone en tant que portefeuille numérique prend de plus en plus d’importance. Selon une étude de Visa publiée en octobre, le nombre de consommateurs européens qui paient régulièrement des produits ou des services avec leur appareil mobile a triplé au cours des douze derniers mois et s’élève désormais à 54 %. 

La marche triomphale des solutions de paiement mobile a commencé dans la région Asie/Pacifique. En 2012, 85 millions de personnes ont utilisé des moyens de paiement mobiles. Seul l’essor des smartphones, combiné aux services Internet mobiles, a donné une impulsion massive aux services de paiement mobile au cours de ces dernières années. L’acceptation de ces méthodes de paiement est aujourd’hui élevée, en particulier dans la région Asie/Pacifique et en Afrique, où très peu de personnes possèdent un compte bancaire traditionnel. En Europe, le Royaume-Uni et les pays du sud comme l’Espagne et l’Italie sont les principaux moteurs des méthodes de paiement mobile, tandis qu’en Allemagne, le secteur de la vente au détail doit encore faire l’objet d’une optimisation technique et les consommateurs sont incertains.

Quels acteurs ont les meilleures perspectives ?

Il existe une multitude d’acteurs, de technologies et de réglementations nationales et internationales, par exemple, en matière de protection des données. Dans le cadre d’une analyse du marché des paiements mobiles, GFT a mené une étude détaillée du développement des solutions de paiement mobile sur huit marchés clés (Allemagne, Suisse, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, États-Unis, Brésil et Chine) et fournit une vue d’ensemble des directives pertinentes.

Actuellement, différents fournisseurs et technologies sont en concurrence pour les clients lancés par les banques, les opérateurs de téléphonie mobile, les acteurs de la fintech ou les fournisseurs de services de paiement. Il y a 30 ans, l’argent liquide, les virements bancaires ou les chèques dominaient encore. Aujourd’hui, les méthodes de paiement électroniques et numériques sont de plus en plus populaires. La communication en champ proche, l’émulation de carte hôte et les applications de portefeuille sont les technologies préférées des fournisseurs de paiement mobile.

Offres à valeur ajoutée pour le client

La course pour le consommateur est encore ouverte. Bien que PayPal donne le ton aux États-Unis et dans certains pays européens, le marché reste en mouvement. Les solutions de paiement des géants numériques que sont Google (Android Pay), Apple (Apple Pay) ou Samsung (Samsung Pay) sont encore loin d’être partout. Le groupe chinois Alibaba (Alipay) veut également s’impliquer en Europe. Les modèles commerciaux de ces groupes se concentrent sur la monétisation des données des clients, mais assurent également une simplification durable du parcours du client. La tendance est aux solutions de portefeuille mobiles qui combinent différents services dans un smartphone et offrent aux clients une valeur ajoutée significative des applications de paiement à distance et de proximité aux systèmes de couponnage et à la gestion d’identité.

Les banques doivent agir

Dans des pays comme l’Italie, les solutions de paiement mobile font déjà partie du service standard offert par les banques et les chaînes de magasins. L’Allemagne est toujours à la traîne mais, cela va probablement changer. Grâce à leur infrastructure et à leurs nombreuses années d’expertise dans le domaine des services de paiement, les banques établies en Allemagne sont idéalement placées pour jouer un rôle majeur dans le façonnement de l’écosystème mobile du futur.

Dans une récente enquête d’ING sur le paiement mobile, trois consommateurs sur quatre ont déclaré qu’ils feraient très probablement confiance à une application de leur banque pour payer avec leur smartphone. Seul un utilisateur sur dix environ ferait confiance à une application de paiement d’une société informatique ou Internet.

Le volume de toutes les transactions financières effectuées avec des appareils mobiles devrait fortement augmenter dans les prochaines années. En 2015, 384 millions d’utilisateurs de paiement mobile ont effectué des transactions d’une valeur de 450 milliards de dollars, et le Gartner Research prévoit un volume de 620 milliards de dollars en 2016 avec 448 millions d’utilisateurs. En 2019, le volume mondial des transactions de paiement mobile devait déjà dépasser un billion de dollars US.

Stratégie mobile : cesser de penser comme une banque classique

Il ne faut pas faire d’illusions. Les exigences réglementaires et les normes de sécurité renforcées continueront à faire bouger le marché financier pendant les années à venir. Le paiement mobile n’est pas un argument clé de vente en soi, mais c’est la porte ouverte au commerce mobile. Par conséquent, trouvez un point de vente unique dans la chaîne de valeur et non dans des fonctions individuelles et intégrez les méthodes de paiement mobile dans le cadre d’une approche globale.

Des fonctions supplémentaires peuvent, par exemple, être complétées par une solution en marque blanche. Pour être perçu par les clients et le marché, chaque fournisseur a également besoin d’une nouvelle marque bien positionnée. Une alternative serait d’apparaître comme un pur prestataire de services de paiement. Sans coopération, cela ne fonctionnera certainement pas. Faites preuve de courage pour trouver de nouveaux modèles de partenariat avec d’autres banques, des fournisseurs de services de paiement, des acteurs de la fintech ainsi que des fournisseurs de portefeuilles mobiles.

Les méthodes agiles sont essentielles dans le développement des applications numériques. Ce n’est que si les technologies de l’information leur sont destinées que les banques peuvent réagir avec souplesse et rapidité aux changements et aux perturbations de la concurrence. Si ce n’est pas déjà fait, convertissez vos méthodes de développement.

Enfin et surtout, testez toujours à l’avance de nouveaux modèles commerciaux avec vos clients et/ou partenaires. Cela s’applique d’ailleurs aussi aux solutions des prestataires de services externes.